7 avril 2008

Championnat de Guadeloupe de voile traditionnelle, 3ème étape à Saint-François

Classé dans : Championnat de Guadeloupe Voile Traditionnelle — giyom @ 17:54

Le canot vainqueur Ti Bred la de Jean ForbinDes conditions de navigation musclées pour une course magnifique

On était prévenu depuis le début de la semaine, la course de Saint-François serait des plus sportives. En effet, si le vent établi à 25 nœuds durant la semaine devait légèrement baisser, il reste ce dimanche aux alentours de 20 nœuds et a levé une mer agitée.
Le programme du jour : 4 tours d’un parcours très complet alliant navigation au large et dans le lagon. Départ au près devant le port de pêche, passage de la première bouée au vent, entrée dans le lagon par la passe champagne, passage de la 2ème bouée au vent au fond du lagon, descente au portant dans le lagon, passage de la bouée sous le vent devant la plage du bourg, sortie du lagon par la passe de l’UCPA, dernière bouée sous le vent à l’ouest du port de pêche et c’est reparti pour 2 tour.

Un départ catastrophique et une belle remontée

28 canots sur la ligne de départ, cela promet un beau combat à la première bouée au vent. Malheureusement pour Bwa Bandé, un départ catastrophique ne nous permettra pas de se mêler à cette lutte. Qu’à cela ne tienne, la course ne fait que commencer. Partis quasiment en dernière position, notre défi sera dès lors de remonter un maximum de bateaux.
Perturbés par ce mauvais départ, et hésitant sur les choix tactiques, nous restons toujours nous en queue de flotte, après le premier bord de près. Nous arrivons sur la passe champagne qui porte bien son nom : ça pétille, ça pétille !  Une houle de 2 mètres fait déferlé de belles vagues de part et d’autre de la passe. La marque positionner au vent de la passe oblige les canots à l’aborder avec les vagues de ¾ arrière et à la limite de la fausse panne pour parer les bouées du chenal. L’exercice est des plus délicats et 4 ou 5 canots coule à l’abord de la passe. Nous maîtrisons tant bien que mal le roulis pendulaire du bateau et Bwa Bande toujours à l’aise au portant fait le reste. Le malheur des uns faisant le notre, ces quelques places de gagnées nous positionne en chasse du peloton à l’abord des eaux plates et turquoises du lagon.
A l’approche de la fin du premier tour, les favoris se sont déjà détachés avec Jean Forbin qui mène la troupe devant Wilbon Marcelin.

Des dégats parmis les gros bras

La sortie par la passe de l’UCPA n’est pas des plus simple à négocier avec des vagues qui lèvent au milieu de la passe, à la limite de déferler. Claude Thélier sera d’ailleurs victimes d’une déferlante qui retournera sont canot et brisera son mat.
Les abandons seront nombreux et parmis les victimes de ses conditions de navigations musclées on compte un des leaders du championnat en la personne de Patrick Forbin.

Wilbon Marcelin sur Guito2 prend une belle 2ème placeLors de la deuxième remontée de près au large nous commençons à retrouver nos marques et la bonne vitesse du bateau. Elle nous permet de revenir en milieu de tableau juste sur les talons du canot la lumière de François Guibourdin, le local de l’étape. Nous parvenons à lui prendre une petite longueur d’avance à la sortie du lagon.

Une persévérance bien récompensée

A l’amorce du troisième tour, nous tirons le premier bord de près à terre le long du port de pêche. Ce choix tactique s’avérera des plus judicieux. En effet nous distançons définitivement la Lumière et revenons sur le Lion et El Desirada qui ont choisi de partir au large. La lutte entre les 3 canots sur la fin du bord de près est des plus âpres, nous continuons à serrer la côte tout en essayant de minimiser le nombre de virement et parvenons à la bouée au vent en 7ème position.
Devant le trou est fait par les 2 premiers, Ti Bred la et Guito 2, suivi d’une groupe de poursuivant composés de Philippe Petit, ¨Philippe Fiston, Matthieu Forbin et Loïc Samuel. Nous nous faisons une belle frayeur en manquant de couler lors du dernier passage de la passe champagne mais malgré un peu d’eau embarqué nous parvenons à conserver notre place jusqu’à l’arrivée devant El Desirada qui nous talonne.

L’équipage arrive exténué après plus de 3 heures de course mais pas peu fier. Malgré ce mauvais départ, il n’a rien lâché et est récompensé par une belle 7ème place, meilleur résultat pour Bwa Bandé depuis le début du championnat.
C’est Jean Forbin sur Ti Bred La qui emporte la manche devant Guito 2.
Prochaine étape du championnat de Guadeloupe de voile traditionnelle le 27 avril à Terre de Bas aux Saintes.

31 mars 2008

Championnat de Guadeloupe de voile traditionnelle, 2ème étape à Vieux-Bourg

Classé dans : Championnat de Guadeloupe Voile Traditionnelle — giyom @ 17:31

 La 2ème manche du championnat de Guadeloupe de voile traditionnelle 2008 s’est tenu ce dimanche 30 mars à Vieux-Bourg, Morne à l’eau.

Temps à grain et vent instable ont rythmé une très belle course enlevé par le sainte-rosien Wilbon Marcelin, devant Jean Forbin et Philippe Petit. Bwa Bandé prend une belle 9ème place.

La course en photo

26 février 2008

Championnat de Guadeloupe de voile traditionnelle, 1ère étape à Vieux-Fort

Classé dans : Championnat de Guadeloupe Voile Traditionnelle — giyom @ 12:16

Des conditions de navigation  idéale sur le plan d’eau de Vieux-Fort

Beau temps, mer peu agitée et vent de 15 à 20 noeuds, voici le menu qui était proposé ce dimanche 24 février au concurrent de la 1ère étape du championnat de Guadeloupe de voile traditionnelle 2008.

Départ du championnat de Guadeloupe de voile traditionnelleParmis les inscrits on retrouve tous les favoris, Jean Forbin, champion de Guadeloupe en titre, Patrick Forbin, vainqueur du tour de Guadeloupe de voile traditionnelle 2008, et les Saintois Philippe Petit et Alain Dabriou entre autre. Au total 26 canots sur la ligne de départ, tout pour nous offrir une belle régate.

Le départ est donné à 10h45. La ligne est favorable à babord et la plus part des canots choisissent un départ babord amure au plus près de la côte. C’est Jean Forbin sur Ti Bred La qui prend le meilleur départ devant le jeune équipage Vieux-Fortin de Loïc Samuel sur Sablé Yo. Ils sont suivis par un groupe sérré dans lequel figurent Bwa Bandé, Guito 2 et Calin du Matin.

Premier choix de stratégie et premiers écartsGros combat entre la Philo et Sable Yo

Après le départ, la flotte se coupe en deux avec des stratégies opposées : un groupe mené par les frères Forbin et Wilbon Marcelin part au large alors que Sablé Yo suivi de Philippe Petit et de la plupart des locaux choisit de longer la côte. Ce premier bord donne lieu à un combat de toute beauté entre Philippe Petit qui est bien remonté suite à un départ moyen et le local Loïc Samuel et c’est ce dernier qui vire en tête à la première bouée au vent devant La Philo de Philippe Petit et Guito 2 de Wilbon Marcelin bien revenu du large. Jean et Patrick Forbin ne sont pas loin tout comme Bwa Bandé qui a limité la casse malgré un manque de cap sur le bord de près. Peut-être un manque de poid pour notre équipage, un des seuls à naviguer à 5.

Passage des poursuivants à la bouée sous le ventLe combat continue entre Sable Yo et La Philo

Sur le bord de portant suivant, les 2 canots de tête se livre un magnifique combat et on assiste à une partie d’accordéon au gré des surfs de chacun. Philippe Petit tente de déventer Loïc mais celui-ci joue bien en sortant du cône de déventement dès qu’il peut. Il contrôle son adversaire jusqu’à la bouée sous le vent mais une malheureuse erreur de barre suite à l’empannage lui fera perdre sa place au profit de son poursuivant.

Derrière les écarts se maintiennent et les positions sont quasiment inchangé à la bouée sous le vent. Seul Bwa Bandé comme à son habitude très performant au portant refait un peu de son retard concédé au près pour pointer en 7ème position.

Les costauds se font entendre dans la deuxième banane, Bwa Bandé couleLe classement final se dessine au passage du phare

Dans ce deuxième bord de près, ce sont les costauds qui font parlé la poudre. Philippe Petit gère son avance en continuant sa stratégie de remonter le long de la côte, Sablé Yo perd quelques places et c’est Jean Forbin qui franchit en second la 2ème marque au vent suivi de Patrick et Wilbon Marcelin.

Certains bateaux ont dors et déjà perdu la course. C’est le cas de Calin du Matin qui coule dans l’empannage à la bouée sous le vent, de Zoban qui enfourne et se remplit d’eau sur un surf et malheureusement de Bwa Bandé qui chavire stupidement dans une dévente devant le phare.

Au passage du phare, le classement final se dessine. Philippe Petit, loin devant ne sera plus rattrappé mais la bataille fera rage pour les places sur le podium dans le sprint final.

Arrivée très disputée pour les places sur le podiumVictoire de la Philo, Patrick reprend Jean sur la ligne

Auteur d’une course quasi parfaite Philippe Petit s’envole vers la victoire et ne laisse que les accessits à ses poursuivants. Mais les places sur le podium sont chères et on assiste à une superbe fin de course.

L’arrivée devant l’Anse Dupuy est très technique à négocier avec des bulles sans vents et des risées fortes et de direction très changeantes. A ce jeu là c’est Patrick Forbin qui prend le meilleur au prix d’une option très osée au plus près de la côte. Il double dans les tous derniers instant son frère Jean arrété à quelques mètres de la ligne. Guito 2 prend la 4ème place et Sable Yo la 5ème. Vieux-Fort peut être fière de sa jeunesse même si quelques erreurs (de jeunesse peut-être) évitable l’ont privé d’un meilleur résultat encore.

10ème place pour Bwa Bandé … peut mieux faire

Bwa Bandé n’aura pu rattrappé son coulage et finit à la 10ème place. Un résultat honorable mais qui laisse quelques regrets au vue du bon début de course réalisé. Gageons qu’il fera mieux la prochaine fois. Rendez-vous à Morne-à-l’eau le 30 mars!

18 février 2008

Entrainement de voile traditionnelle à Vieux-Fort

Classé dans : Général — giyom @ 15:26

Canots Bwa Bandé rentrant à l'anse DupuyAprès quelques entrainements en solo à Goyave et Petit Bourg, un entrainement collectif à Pointe à Pitre au mois de janvier, la saison ce prépare avec le démarrage prochaine du championnat, voilà l’équipage Bwa Bandé de retour sur le plan d’eau de Vieux-Fort à l’invitation des équipages locaux.

Au programme, entrainement au départ avec enchainement de procédure suivi d’une mini banane. Quelques jolis phase de contact avec notamment un magnifique départ babord de Zoban qui après avoir “fermé la porte” à Bwa Bandé prend le meilleur sur tout la troupe.

Après 4 parcours dans une super convivialité et de nombreux coulage pour tout le monde dans un vent assez fort et instable derrière le phare de Vieux-Fort, les équipiers tous bien fatigués se retrouve au Terminus chez Jean pour un petit verre et un bon repas pour se remettre.

16 février 2008

C’est parti pour le championnat de Guadeloupe 2008

Classé dans : Championnat de Guadeloupe Voile Traditionnelle — giyom @ 15:17

Entrainement voile traditionnelle à Vieux-FortCa y est, le programme du championnat de Guadeloupe de voile traditionnelle 2008 est arrété.

  • Première étape à Vieux-Fort le dimanche 24 février
  • Morne à l’eau : dimanche 30 mars
  • Saint-François : dimanche 6 avril
  • Terre de Bas : dimanche 27 avril
  • Sainte Rose : dimanche 18 mai
  • Desirade : dimanche 1 er juin

Verdict au soir du 1er juin pour connaitre le premier champion de Guadeloupe!

18 août 2007

La voile traditionnelle version martiniquaise!

Classé dans : Voile traditionnelle Martinique — aniza @ 11:07

                                                                                                

Départ du tour de Martinique en yole ronde      Impressionnant!

   Ce tour de la Martinique est  vraiment à vivre!

   La Yole ronde est vraiment incroyable, 14 équipiers maximum à bord d’un canot de 10,50m, sans quille, avec une pagaie en guise de gouvernail et des perches avec des bonhommes accrochés pour faire contre-poids, propulsée par une unique voile  qui peut faire plus de 80m²…

     Les problèmes qu’ils doivent gérer sont: la casse surtout celle de la vergue en bambou en travers de la voile et ils ont la fâcheuse habitude de couler (bon ça va on connaît…) et ils sont alors obligés de démâter et de changer pour une voile plus petite.Passage du rocher du diamant lors du tour de Martinique

     Un autre soucis, la horde sauvage qui suit ce tour, une foule de catamarans, de scooter, de gros et petits bateaux de toutes tailles et toutes puissances. Le comité de course à un drôle de travail à faire pour assurer la sécurité.

 

      Ils n’est pas rare que les Yoles se frayent un passage au milieu des bateaux ou qu’elles soient gênées par le clapot.

    Mais c’est une grande fête  pendant une semaine et toute la Martinique  participe. Et découvrir cette île splendide dans cette ambiance c’est cool…

22 juillet 2007

Le mot d’une ‘fan’

Classé dans : Tour de Guadeloupe — giyom @ 8:25

Le canot traditionnel Zoban au reposUn peu de poésie dans ce monde de brutes, eh oui ils sont costaud les matelots, même si ils savent agir en gentlemen la plupart du temps.

Voici, pour clore ce tour 2007,  le mot d’une ‘fan’ et équipière occasionelle de Zoban qui a souhaité gardé l’anonimat. Par peur de représaille peut-être? Mais non point de représaille, nous on adore.

Un ti tour dans le tour…
Un ti tour dans la tradition…
Une ti traditionnelle au vent…
Une ti houle qui te retourne,
Une ti vague chaloupée,
Une ti voile envolée…
Une ti Gwada dans tes yeux…
La mer est belle, le soleil nous chauffe, et puis rien, le vent n’est plus, et là c’est long !
Et oui, cette sixième édition du tour à voile traditionnelle ne fut pas de tout repos !
On s’accordera tous à dire que la côte sous le vent ne nous a pas donné un vent défrayant la chronique pour battre des records !
Mais enfin, c’est un peu ça le sport !
Si c’était facile, serions nous là ?
Par ce que si on réfléchit bien, l’essentiel aura bien été de participer et d’arriver à bout de Saint François !
Et puis si on réfléchit encore, les doigts de la main ne suffisent pas à compter les bons moments,
Le temps des blagues avant un départ,
Le spectacle des réclamations,
La mer telle une compagne,
Les engueullades à demi-pardonnées,
Les maux d’abdo et les fesses en feu,
Etre premier au départ et finir dernier au final,
Séduire son canot telle une femme indomptable,
Eviter les insultes des anti-sports,
Et puis le soulagement d’être enfin arrivés…
L’instant de la mer est prenant, saisissant, séduisant, déroutant, énervant, passionnant, fatiguant…
Et puis l’instant de l’après mer est tout autant sympathique !
Un dernier effort pour pousser le canot à terre,
Partager les souvenirs de la course et se détendre,
Retrouver aussi ceux qui nous suivent à terre ou en mer,Canot Zoban, pleine balle au près
Manger boire rire en attendant le lendemain…
Y a des équipages, sur ce tour, qui méritent qu’on s’arrête sur eux !
Ceux qui sont là pour tirer des bords et pas forcément pour le sport,
Ceux qui finissent sans le score avec le sourire,
Ceux que le canot encourage sans trop de rage,
Ceux qui ont un humour sans relâche,
Ceux qui savent vivre en naviguant !
Bref trois petits tours et puis s’en vont…
 
Finalement, je savais pas trop où ces écrits allaient m’emmener…
Alors gardant l’esprit décontracté de mes équipages favoris, je conclurais en affirmant que l’on s’est encore bien marré !
Nous autres spectateurs, on est là pour suivre les potes, nos matelots épuisés qui nous demandent du reggae !
Alors longue vie aux traditionnels voileurs et surtout sortez Couvert ! ! !

21 juillet 2007

Un final au panache

Classé dans : Tour de Guadeloupe — giyom @ 23:00

L'étrave du canot Bwa BandéUltime étape du tour et pas des moindres : Sainte-Anne – Saint-François, soit quasiment 3 heures de près avant de faire un petit tour dans le lagon de Saint-François et de finir au portant sur la plage de Raisins Clairs.
« Bon les gars, on marche de mieux en mieux au près donc si on se maintient dans le 1er groupe jusqu’à Saint-François, on peut faire un bon truc sur le finish au portant. »

Tout le monde est super motivé pour cette dernière étape. Passons sur la polémique quant à la décision du jury de rejuger la réclamation portant sur la bouée manquée à Goyave. L’équipe patiente sereinement jusqu’au départ qui sera donné avec 2 heures de retard.

Départ en ligne au large de Sainte-Anne. La ligne est très favorable à bâbord, ce qui va nous valoir un départ tonitruant d’Alain Dabriou qui grille la priorité - au sens figuré bien sûr - à tout le monde, bâbord amure à la bouée et prend d’emblée quelques longueurs d’avance.

Nous partons côté bouée aussi mais nous retrouvons en deuxième rideau, ayant du mal à « faire » la ligne. Cela dit ayant choisi le bon coté d’une ligne si favorable nous nous retrouvons rapidement dans le groupe des 10 premiers et même aux alentours de la 5ème position au niveau de la passe de Sainte-Anne.

Parti à 6 équipiers ce matin, le choix s’avère payant, dans un vent de 15 à 17 nœuds, nous tenons le rythme du peloton du groupe de tête. Au niveau de Bois Jolan, un groupe de 5 canots s’est détaché, Fouté Fé, Calin du Matin, Gren Café, Caraibe Import et I Ja La.

Encore un tribord vu au dernier moment qui nous oblige à virer sous le vent de Ludovic Samson et nous nous faisons dépasser par Jean Forbin sur Ti Bred la.
Toute la flotte a fait le choix de raser la côte mis à part Philippe Petit et Philippe Quéré partis loin au large. Voyant son retard se creuser, Philippe Petit se ravise et rejoint la troupe à la côte pour entamer une belle remontée. Philippe Quéré insiste lui au large, on le croit alors perdu.

Nous nous battons alors aux alentours de la 10ème place et c’est un chassé croisé avec Saforelle de Willy Bissainte et Ibiskis la de Carl Chipotel.
A l’approche de Saint-François nous avons distancé nos 2 concurrents mais voilà Orange de Philippe Quéré qui revient du diable vauvert qui vire devant nous. Il entre dans le lagon de Saint-François quelques longueurs devant nous. Nous sommes alors 10ème et n’abdiquons pas. Nous savons qu’à 6 et donc plus lourd nous ne pouvons exploiter le plein potentiel de notre canot au portant mais travaillons chaque vague pour revenir sur Orange.

Et le travail paye, nous profitons de notre position au vent, clignotant à gauche et l’affaire est dans le sac, nous arrivons à la dernière bouée avec 3 longueur d’avance sur Philippe pour prendre la 9ème place de la manche, un résultat que nous aurions à peine osé espérer sur cette étape de près. La victoire d’étape va encore une fois à Fouté Fé de Claude Thélier mais Patrick Forbin sauve sa 1ère place au général en finissant 3ème derrière Alain Dabriou et remporte le tour d’un petit point devant Thélier.
Belle opération pour nous au classement puisque de la 21ème place ce matin, nous passons 18ème au classement général final.

20 juillet 2007

Courir après le temps perdu

Classé dans : Tour de Guadeloupe — giyom @ 23:00

Les canots prêts au départL’étape du jour doit nous amener de Sainte-Anne à Gosier. Un bouée de dégagement sous le vent et quasiment que du près jusqu’à l’arrivée. Ce n’est pas forcément pour nous arranger mais nous avons bien l’intention de capitaliser sur les progrès montrés la veille au près, d’autant que pour une fois nous avons tiré une bonne place pour ce départ de plage : 8ème bateau au vent.

Comme à notre habitude depuis le début du tour nous partons très bien et arrivons à la bouée sous le vent en 3ème position mais là catastrophe : la sangle du point d’écoute de grand-voile est en train de lâcher.
2 solutions s’offre à nous, s’arrêter, coucher le bateau et se jeter à l’eau pour rattacher la sangle ou continuer jusqu’à l’îlet Gosier pour rétablir la situation plus facilement au sec. Nous optons pour la deuxième solution. Le problème est qu’avec une bordure relâchée de quasiment 10 cm la grand-voile est un véritable « sac » d’autant que nous ne voulons pas trop la charger de peur que la sangle se détache carrément. Difficile dès lors d’être performant au près et un certain nombre de canots nous dépasse sans peine.

Il fallait voir la tête des 3 touristes tranquillement en train de se détendre sur la plage de l’îlet quand ils aperçurent un canot leur foncer dessus et s’échouer sur la plage : « Que faites-vous ? ». Même pas le temps de répondre presser que nous sommes de repartir, Tristan saute sur le sable et en 1 minute nous avons une grand-voile à nouveau bien réglée.

« Allez, on fait virer le canot et on repart. » Inutile de dire qu’à ce moment, nous sommes en dernière position et que la flotte est loin devant. Nous reprenons assez rapidement les quelques retardataires et commence alors la course contre le temps perdu.  La manche est encore longue et même si l’on sait qu’on ne fera pas une performance aujourd’hui, nous pouvons aller chercher quelques places.

Nous bataillons ferme avec les canots de Vieux-Fort Zoban et Zagaya. Grand signe amical à chaque croisement. C’est grâce à un très bon bord au raz de la falaise de Petit-Havre que nous arrivons à les distancer. Nous sommes alors revenu à la hauteur de Café Edouard avec Zémi et Ti Bijou en point de mire.

Malheureusement au large de Petit-Havre, un tribord vu au dernier moment nous oblige à virer en catastrophe et nous reperdons du terrain. Qu’à cela ne tienne, nous ne reverrons plus les filles de Ti Bijou mais continuons à nous battre. Un mauvais virement de Café Edouard devant la plage de la Caravelle à l’approche de Sainte-Anne nous permet de les devancer.

Reste Zémi qui a gardé quelques longueurs d’avance à l’entrée du lagon de Sainte-Anne mais nous ne lâchons rien, quelques jolis surfs dans la passe de Sainte-Anne, une belle relance à la bouée sous le vent et nous rasons la digue du port de Sainte-Anne. A se demander comment on a pu passer. Café Edouard nous suit à quelques longueurs, Zémi prend l’option large, nous choisissons de rester à la côte et le reprenons juste au niveau de la dernière marque, à 100m de l’arrivée.Ca travaille en cuisine

Le podium du jour est composé de Fouté Fé de Claude Thélier toujours aussi impressionnant, suivi de la Philo de Philippe Petit et de Patrick Forbin, 1er au général et à la constance à toute épreuve. Nous finissons 23ème et sommes certes déçus mais tout de même satisfait de notre fin de course. De plus nous faisons marcher le canot de mieux en mieux au près, de bonne augure pour demain et la dernière étape Sainte-Anne – Saint-François.

En attendant, après un petit tour sur le stand Bois Bandé / Vaincre le sida en Guadeloupe, c’est repos suivi d’un bon repas sur le catamaran : au menu, confit de canard et pâtes délicieusement préparés par Pascal et Nouara qui nous font le plaisir de leur visite ce soir.

19 juillet 2007

Quelques instants de gloire et une grosse frayeur

Classé dans : Tour de Guadeloupe — giyom @ 23:00

L'équipage en route pour le départLe programme du jour : Goyave – Gosier, un tour dans le lagon de Goyave, un grand bord jusqu’à Bas-du-Fort, remontée au près vers Gosier puis 2 tours de l’îlet Gosier avant l’arrivée à la plage de la Datcha.

Le vent est au sud-est, ce qui veut dire que nous rejoindrons Gosier au largue. De quoi nous mettre en confiance après la performance de la veille sur la descente à Goyave. La tactique est établie : assurer le départ, bien sortir du lagon, déposer tout le monde sur le bord de largue et limiter la casse au près avant l’arrivée.

Départ en ligne devant le port de Goyave, la ligne est assez favorable au bateau.
« - Tristan, toute la flotte s’amasse coté bateau, descend sous le paquet on partira lancé dans le premier trou
- Ok, j’y vais
- On est en avance, on fait un tour !
- Ok, paré à virer ?
- Paré
- Paré
- On vire … On abat … Paré à empanner ?
- Paré
- On empanne … super … on loffe, ça borde.
- Parfait, tu vois Thelier arrété sur la ligne, on passe en dessous et on se lance.
- Le temps ?
- 30 secondes… 20 secondes … 15 secondes, c’est parti on se lance
- On est à combien de la ligne
- 1 longueur, c’est bon, Tristan, on y va, 10 … 9 … 8 … 7 … 6 …
- Ok c’est parti, on borde au près
- 5 … 4 … 3 … 2 … 1 … Tnuuuuuuut »
Beau départ, prise de risque minimale. Nous pouvions démarrer quelques secondes plus tôt, mais Tristan a préféré assurer. Seul Fouté Fé de Claude Thélier est parti avant nous. Certain diront qu’il a volé le départ …

Problème, plus rapide que nous au près, il nous enfume rapidement. Un petit bord pour se recentrer nous permet de nous dégager et qui plus est d’attaquer la bouée au vent en layline tribord. Gros combat à la bouée avec une flotte très regroupée, El Désirada nous refuse même le tribord mais nous parvenons à virer à temps pour l’éviter et par miracle faire la bouée.

A la sortie du lagon, on « marche » un peu sur les cailles, nous sommes environ en 10ème position. 1er objectif rempli. C’est parti pour 1 heure de pur plaisir.
« - Allez Pierre, on installe le tangon.
- Ok
- On s’avance dans le bateau
- Et ça surfe !
- Wahouuuuuuu ! »
Nous remontons nos concurrents les uns après les autres pour prendre la 2ème position derrière Fouté Fé. On nous dira qu’à ce moment on n’entend que le nom de Bwa Bandé sur le direct radio RCI. Nous avons plus de vitesse que Claude mais une petite hésitation nous empêchera de le passer avant la bouée de Bas-du-Fort. Nous commençons par attaquer loin sous le vent.
« - Vous voyez la bouée, les gars ?
- Non !
- Elle doit être dans Grand-Baie !
- Oui mais Grand-Baie, c’est vaste
- Ecoute Tristan, on a du mal a passer sous le vent et si la bouée est en haut de la baie, on est pas bien, on va attaquer au vent. »
Et c’est là l’erreur, nous voilà parti à lofer et forcément perdre un peu de terrain. On attaque au vent mais une peu trop près et on ne la fait pas à Claude. En fin stratège, il nous ferme la porte puis nous contrôle.
« Eh les gars, la bouée elle là-bas en bas, pourquoi vous êtes remonté comme ça, maintenant vous ne passerez plus ! »
Et nous ne passerons plus, nous passons la bouée dans le sillage de Claude avec une belle avance sur les poursuivants. Le 2ème objectif est atteint malgré un petit regret pour cette faute tactique. Maintenant c’est parti pour le combat au près.

Sans surprise, Fouté Fé s’échappe. Nous savons être moins performant sur cette allure que nos poursuivants mais limitons les dégâts, nous sommes en 6ème position au premier passage de l’îlet et confiant pour obtenir une place dans les 10.
Et là toujours 6ème au deuxième passage devant le phare de l’îlet, nous suivons à 4 longueur le sillage de Calin du Matin d’Alain Dabriou, lui passe le phare mais quand arrivons au vent de la falaise une grosse série de vague se lève. Première déferlante :
« - les gars, je la prend de face !
- bateau à plat ! à plat ! »
La première vague a quasiment rempli le bateau.
« - les gars bateau à plat, il faut que j’abatte pour relancer »
Deuxième déferlente :
« la même les gars, à plat ! à plat !
- c’est bon c’est passé ! Tristan tu peux abattre, fais de la vitesse !
- ok, allez on vide le bateau, à fond ! à fond !
- allez Isa, donne tout ce que t’as, il faut pas qu’on coule, il faut pas qu’on coule !
- J’en peux plus, relaye moi.
- Ok, je descends, tiens, prend la grand voile.»
A ce moment, passé la caille de l’îlet, Philippe Petit sur Soguadim, qui vient de nous passer au vent :
« - Tribord !
- Philippe, fais pas ça on est plein d’eau, on peut pas empanner !
- Vous êtes des malades les gars, des malades !
- Allez on choque tout, on le laisse passer. »

Nous sommes alors en 7ème position, le temps de finir de vider le canot, Philippe Fiston nous rattrape. S’ensuit une belle lutte à l’approche de la dernière bouée sous le vent. Nous arrivons sur un bateau au mouillage, Philippe :
« - obstacle les gars
- Non c’est pas un obstacle, tu peux passer de l’autre coté
- C’est un obstacle je suis engagé
- Non, t’as pas d’eau »
Après ce coup de bluff la lutte continue et nous parvenons à rompre l’engagement à l’entrée des 2 longueurs. Mais, émoussé que nous sommes après cette grosse frayeur et les efforts pour la rattraper, erreur de débutant ou manque de lucidité : nous ratons la bouée ! Demi-tour, obligé de la repasser, 3 bateaux ont le temps de nous doubler, nous en reprendrons 1 ou 2 pour finir en 9ème position, notre meilleur résultat sur le tour jusqu’à maintenant. Le podium du jour est composé de Ludovic Samson des Saintes suivi de Patrick Forbin et Jean Forbin, Claude Thélier est déclassé, le jury ayant estimé son départ prématuré.

Page suivante »

Propulsé par WordPress