22 juillet 2007

Le mot d’une ‘fan’

Classé dans : TGVT 2007 — giyom @ 8:25

Le canot traditionnel Zoban au reposUn peu de poésie dans ce monde de brutes, eh oui ils sont costaud les matelots, même si ils savent agir en gentlemen la plupart du temps.

Voici, pour clore ce tour 2007,  le mot d’une ‘fan’ et équipière occasionelle de Zoban qui a souhaité gardé l’anonimat. Par peur de représaille peut-être? Mais non point de représaille, nous on adore.

Un ti tour dans le tour…
Un ti tour dans la tradition…
Une ti traditionnelle au vent…
Une ti houle qui te retourne,
Une ti vague chaloupée,
Une ti voile envolée…
Une ti Gwada dans tes yeux…
La mer est belle, le soleil nous chauffe, et puis rien, le vent n’est plus, et là c’est long !
Et oui, cette sixième édition du tour à voile traditionnelle ne fut pas de tout repos !
On s’accordera tous à dire que la côte sous le vent ne nous a pas donné un vent défrayant la chronique pour battre des records !
Mais enfin, c’est un peu ça le sport !
Si c’était facile, serions nous là ?
Par ce que si on réfléchit bien, l’essentiel aura bien été de participer et d’arriver à bout de Saint François !
Et puis si on réfléchit encore, les doigts de la main ne suffisent pas à compter les bons moments,
Le temps des blagues avant un départ,
Le spectacle des réclamations,
La mer telle une compagne,
Les engueullades à demi-pardonnées,
Les maux d’abdo et les fesses en feu,
Etre premier au départ et finir dernier au final,
Séduire son canot telle une femme indomptable,
Eviter les insultes des anti-sports,
Et puis le soulagement d’être enfin arrivés…
L’instant de la mer est prenant, saisissant, séduisant, déroutant, énervant, passionnant, fatiguant…
Et puis l’instant de l’après mer est tout autant sympathique !
Un dernier effort pour pousser le canot à terre,
Partager les souvenirs de la course et se détendre,
Retrouver aussi ceux qui nous suivent à terre ou en mer,Canot Zoban, pleine balle au près
Manger boire rire en attendant le lendemain…
Y a des équipages, sur ce tour, qui méritent qu’on s’arrête sur eux !
Ceux qui sont là pour tirer des bords et pas forcément pour le sport,
Ceux qui finissent sans le score avec le sourire,
Ceux que le canot encourage sans trop de rage,
Ceux qui ont un humour sans relâche,
Ceux qui savent vivre en naviguant !
Bref trois petits tours et puis s’en vont…
 
Finalement, je savais pas trop où ces écrits allaient m’emmener…
Alors gardant l’esprit décontracté de mes équipages favoris, je conclurais en affirmant que l’on s’est encore bien marré !
Nous autres spectateurs, on est là pour suivre les potes, nos matelots épuisés qui nous demandent du reggae !
Alors longue vie aux traditionnels voileurs et surtout sortez Couvert ! ! !

21 juillet 2007

Un final au panache

Classé dans : TGVT 2007 — giyom @ 23:00

L'étrave du canot Bwa BandéUltime étape du tour et pas des moindres : Sainte-Anne – Saint-François, soit quasiment 3 heures de près avant de faire un petit tour dans le lagon de Saint-François et de finir au portant sur la plage de Raisins Clairs.
« Bon les gars, on marche de mieux en mieux au près donc si on se maintient dans le 1er groupe jusqu’à Saint-François, on peut faire un bon truc sur le finish au portant. »

Tout le monde est super motivé pour cette dernière étape. Passons sur la polémique quant à la décision du jury de rejuger la réclamation portant sur la bouée manquée à Goyave. L’équipe patiente sereinement jusqu’au départ qui sera donné avec 2 heures de retard.

Départ en ligne au large de Sainte-Anne. La ligne est très favorable à bâbord, ce qui va nous valoir un départ tonitruant d’Alain Dabriou qui grille la priorité - au sens figuré bien sûr - à tout le monde, bâbord amure à la bouée et prend d’emblée quelques longueurs d’avance.

Nous partons côté bouée aussi mais nous retrouvons en deuxième rideau, ayant du mal à « faire » la ligne. Cela dit ayant choisi le bon coté d’une ligne si favorable nous nous retrouvons rapidement dans le groupe des 10 premiers et même aux alentours de la 5ème position au niveau de la passe de Sainte-Anne.

Parti à 6 équipiers ce matin, le choix s’avère payant, dans un vent de 15 à 17 nœuds, nous tenons le rythme du peloton du groupe de tête. Au niveau de Bois Jolan, un groupe de 5 canots s’est détaché, Fouté Fé, Calin du Matin, Gren Café, Caraibe Import et I Ja La.

Encore un tribord vu au dernier moment qui nous oblige à virer sous le vent de Ludovic Samson et nous nous faisons dépasser par Jean Forbin sur Ti Bred la.
Toute la flotte a fait le choix de raser la côte mis à part Philippe Petit et Philippe Quéré partis loin au large. Voyant son retard se creuser, Philippe Petit se ravise et rejoint la troupe à la côte pour entamer une belle remontée. Philippe Quéré insiste lui au large, on le croit alors perdu.

Nous nous battons alors aux alentours de la 10ème place et c’est un chassé croisé avec Saforelle de Willy Bissainte et Ibiskis la de Carl Chipotel.
A l’approche de Saint-François nous avons distancé nos 2 concurrents mais voilà Orange de Philippe Quéré qui revient du diable vauvert qui vire devant nous. Il entre dans le lagon de Saint-François quelques longueurs devant nous. Nous sommes alors 10ème et n’abdiquons pas. Nous savons qu’à 6 et donc plus lourd nous ne pouvons exploiter le plein potentiel de notre canot au portant mais travaillons chaque vague pour revenir sur Orange.

Et le travail paye, nous profitons de notre position au vent, clignotant à gauche et l’affaire est dans le sac, nous arrivons à la dernière bouée avec 3 longueur d’avance sur Philippe pour prendre la 9ème place de la manche, un résultat que nous aurions à peine osé espérer sur cette étape de près. La victoire d’étape va encore une fois à Fouté Fé de Claude Thélier mais Patrick Forbin sauve sa 1ère place au général en finissant 3ème derrière Alain Dabriou et remporte le tour d’un petit point devant Thélier.
Belle opération pour nous au classement puisque de la 21ème place ce matin, nous passons 18ème au classement général final.

20 juillet 2007

Courir après le temps perdu

Classé dans : TGVT 2007 — giyom @ 23:00

Les canots prêts au départL’étape du jour doit nous amener de Sainte-Anne à Gosier. Un bouée de dégagement sous le vent et quasiment que du près jusqu’à l’arrivée. Ce n’est pas forcément pour nous arranger mais nous avons bien l’intention de capitaliser sur les progrès montrés la veille au près, d’autant que pour une fois nous avons tiré une bonne place pour ce départ de plage : 8ème bateau au vent.

Comme à notre habitude depuis le début du tour nous partons très bien et arrivons à la bouée sous le vent en 3ème position mais là catastrophe : la sangle du point d’écoute de grand-voile est en train de lâcher.
2 solutions s’offre à nous, s’arrêter, coucher le bateau et se jeter à l’eau pour rattacher la sangle ou continuer jusqu’à l’îlet Gosier pour rétablir la situation plus facilement au sec. Nous optons pour la deuxième solution. Le problème est qu’avec une bordure relâchée de quasiment 10 cm la grand-voile est un véritable « sac » d’autant que nous ne voulons pas trop la charger de peur que la sangle se détache carrément. Difficile dès lors d’être performant au près et un certain nombre de canots nous dépasse sans peine.

Il fallait voir la tête des 3 touristes tranquillement en train de se détendre sur la plage de l’îlet quand ils aperçurent un canot leur foncer dessus et s’échouer sur la plage : « Que faites-vous ? ». Même pas le temps de répondre presser que nous sommes de repartir, Tristan saute sur le sable et en 1 minute nous avons une grand-voile à nouveau bien réglée.

« Allez, on fait virer le canot et on repart. » Inutile de dire qu’à ce moment, nous sommes en dernière position et que la flotte est loin devant. Nous reprenons assez rapidement les quelques retardataires et commence alors la course contre le temps perdu.  La manche est encore longue et même si l’on sait qu’on ne fera pas une performance aujourd’hui, nous pouvons aller chercher quelques places.

Nous bataillons ferme avec les canots de Vieux-Fort Zoban et Zagaya. Grand signe amical à chaque croisement. C’est grâce à un très bon bord au raz de la falaise de Petit-Havre que nous arrivons à les distancer. Nous sommes alors revenu à la hauteur de Café Edouard avec Zémi et Ti Bijou en point de mire.

Malheureusement au large de Petit-Havre, un tribord vu au dernier moment nous oblige à virer en catastrophe et nous reperdons du terrain. Qu’à cela ne tienne, nous ne reverrons plus les filles de Ti Bijou mais continuons à nous battre. Un mauvais virement de Café Edouard devant la plage de la Caravelle à l’approche de Sainte-Anne nous permet de les devancer.

Reste Zémi qui a gardé quelques longueurs d’avance à l’entrée du lagon de Sainte-Anne mais nous ne lâchons rien, quelques jolis surfs dans la passe de Sainte-Anne, une belle relance à la bouée sous le vent et nous rasons la digue du port de Sainte-Anne. A se demander comment on a pu passer. Café Edouard nous suit à quelques longueurs, Zémi prend l’option large, nous choisissons de rester à la côte et le reprenons juste au niveau de la dernière marque, à 100m de l’arrivée.Ca travaille en cuisine

Le podium du jour est composé de Fouté Fé de Claude Thélier toujours aussi impressionnant, suivi de la Philo de Philippe Petit et de Patrick Forbin, 1er au général et à la constance à toute épreuve. Nous finissons 23ème et sommes certes déçus mais tout de même satisfait de notre fin de course. De plus nous faisons marcher le canot de mieux en mieux au près, de bonne augure pour demain et la dernière étape Sainte-Anne – Saint-François.

En attendant, après un petit tour sur le stand Bois Bandé / Vaincre le sida en Guadeloupe, c’est repos suivi d’un bon repas sur le catamaran : au menu, confit de canard et pâtes délicieusement préparés par Pascal et Nouara qui nous font le plaisir de leur visite ce soir.

19 juillet 2007

Quelques instants de gloire et une grosse frayeur

Classé dans : TGVT 2007 — giyom @ 23:00

L'équipage en route pour le départLe programme du jour : Goyave – Gosier, un tour dans le lagon de Goyave, un grand bord jusqu’à Bas-du-Fort, remontée au près vers Gosier puis 2 tours de l’îlet Gosier avant l’arrivée à la plage de la Datcha.

Le vent est au sud-est, ce qui veut dire que nous rejoindrons Gosier au largue. De quoi nous mettre en confiance après la performance de la veille sur la descente à Goyave. La tactique est établie : assurer le départ, bien sortir du lagon, déposer tout le monde sur le bord de largue et limiter la casse au près avant l’arrivée.

Départ en ligne devant le port de Goyave, la ligne est assez favorable au bateau.
« - Tristan, toute la flotte s’amasse coté bateau, descend sous le paquet on partira lancé dans le premier trou
- Ok, j’y vais
- On est en avance, on fait un tour !
- Ok, paré à virer ?
- Paré
- Paré
- On vire … On abat … Paré à empanner ?
- Paré
- On empanne … super … on loffe, ça borde.
- Parfait, tu vois Thelier arrété sur la ligne, on passe en dessous et on se lance.
- Le temps ?
- 30 secondes… 20 secondes … 15 secondes, c’est parti on se lance
- On est à combien de la ligne
- 1 longueur, c’est bon, Tristan, on y va, 10 … 9 … 8 … 7 … 6 …
- Ok c’est parti, on borde au près
- 5 … 4 … 3 … 2 … 1 … Tnuuuuuuut »
Beau départ, prise de risque minimale. Nous pouvions démarrer quelques secondes plus tôt, mais Tristan a préféré assurer. Seul Fouté Fé de Claude Thélier est parti avant nous. Certain diront qu’il a volé le départ …

Problème, plus rapide que nous au près, il nous enfume rapidement. Un petit bord pour se recentrer nous permet de nous dégager et qui plus est d’attaquer la bouée au vent en layline tribord. Gros combat à la bouée avec une flotte très regroupée, El Désirada nous refuse même le tribord mais nous parvenons à virer à temps pour l’éviter et par miracle faire la bouée.

A la sortie du lagon, on « marche » un peu sur les cailles, nous sommes environ en 10ème position. 1er objectif rempli. C’est parti pour 1 heure de pur plaisir.
« - Allez Pierre, on installe le tangon.
- Ok
- On s’avance dans le bateau
- Et ça surfe !
- Wahouuuuuuu ! »
Nous remontons nos concurrents les uns après les autres pour prendre la 2ème position derrière Fouté Fé. On nous dira qu’à ce moment on n’entend que le nom de Bwa Bandé sur le direct radio RCI. Nous avons plus de vitesse que Claude mais une petite hésitation nous empêchera de le passer avant la bouée de Bas-du-Fort. Nous commençons par attaquer loin sous le vent.
« - Vous voyez la bouée, les gars ?
- Non !
- Elle doit être dans Grand-Baie !
- Oui mais Grand-Baie, c’est vaste
- Ecoute Tristan, on a du mal a passer sous le vent et si la bouée est en haut de la baie, on est pas bien, on va attaquer au vent. »
Et c’est là l’erreur, nous voilà parti à lofer et forcément perdre un peu de terrain. On attaque au vent mais une peu trop près et on ne la fait pas à Claude. En fin stratège, il nous ferme la porte puis nous contrôle.
« Eh les gars, la bouée elle là-bas en bas, pourquoi vous êtes remonté comme ça, maintenant vous ne passerez plus ! »
Et nous ne passerons plus, nous passons la bouée dans le sillage de Claude avec une belle avance sur les poursuivants. Le 2ème objectif est atteint malgré un petit regret pour cette faute tactique. Maintenant c’est parti pour le combat au près.

Sans surprise, Fouté Fé s’échappe. Nous savons être moins performant sur cette allure que nos poursuivants mais limitons les dégâts, nous sommes en 6ème position au premier passage de l’îlet et confiant pour obtenir une place dans les 10.
Et là toujours 6ème au deuxième passage devant le phare de l’îlet, nous suivons à 4 longueur le sillage de Calin du Matin d’Alain Dabriou, lui passe le phare mais quand arrivons au vent de la falaise une grosse série de vague se lève. Première déferlante :
« - les gars, je la prend de face !
- bateau à plat ! à plat ! »
La première vague a quasiment rempli le bateau.
« - les gars bateau à plat, il faut que j’abatte pour relancer »
Deuxième déferlente :
« la même les gars, à plat ! à plat !
- c’est bon c’est passé ! Tristan tu peux abattre, fais de la vitesse !
- ok, allez on vide le bateau, à fond ! à fond !
- allez Isa, donne tout ce que t’as, il faut pas qu’on coule, il faut pas qu’on coule !
- J’en peux plus, relaye moi.
- Ok, je descends, tiens, prend la grand voile.»
A ce moment, passé la caille de l’îlet, Philippe Petit sur Soguadim, qui vient de nous passer au vent :
« - Tribord !
- Philippe, fais pas ça on est plein d’eau, on peut pas empanner !
- Vous êtes des malades les gars, des malades !
- Allez on choque tout, on le laisse passer. »

Nous sommes alors en 7ème position, le temps de finir de vider le canot, Philippe Fiston nous rattrape. S’ensuit une belle lutte à l’approche de la dernière bouée sous le vent. Nous arrivons sur un bateau au mouillage, Philippe :
« - obstacle les gars
- Non c’est pas un obstacle, tu peux passer de l’autre coté
- C’est un obstacle je suis engagé
- Non, t’as pas d’eau »
Après ce coup de bluff la lutte continue et nous parvenons à rompre l’engagement à l’entrée des 2 longueurs. Mais, émoussé que nous sommes après cette grosse frayeur et les efforts pour la rattraper, erreur de débutant ou manque de lucidité : nous ratons la bouée ! Demi-tour, obligé de la repasser, 3 bateaux ont le temps de nous doubler, nous en reprendrons 1 ou 2 pour finir en 9ème position, notre meilleur résultat sur le tour jusqu’à maintenant. Le podium du jour est composé de Ludovic Samson des Saintes suivi de Patrick Forbin et Jean Forbin, Claude Thélier est déclassé, le jury ayant estimé son départ prématuré.

17 juillet 2007

Grandeur et décadence du Team Bwa Bandé

Classé dans : TGVT 2007 — kawen @ 23:00

Bwa Bandé dans la molleDépart de Pointe Noire pour Sainte-Rose à 10h en 31ème position sous le vent, ce qui ne semble pas être un avantage a priori.

Nous assistons au départ depuis la plage. Et rejoignons le cata accompagnateur. Quand nous retrouvons la flotte qui avait pris un peu d’avance nous retrouvons Bwa Bandé dans le groupe de tête en 7ème position. On saura plus tard qu’en 3ème position à la sortie de la banane de Pointe-Noire, ils seraient passé premier à la faveur d’une erreur de marquage des 2 bateaux les devançant sans un virement raté au mauvais moment.

11h Pointe Ferry, grosse molle avec un bon bord de portant. Bwa Bandé est à la lutte avec Soguadim de Philippe Petit et ils bataillent pour la 2ème place. Derrière les 2èmes et 3èmes groupes se sont regroupés et cette flotte revient à toute balle. Au regroupement Bwa Bandé prend la bonne risée et repart juste doublé par Super U. C’est la lutte.  Un canot se détache en tête esseulé.

On peut noté l’exploit de Jean Michel sur Zagaya qui est alors en 7ème position revenu du 3ème groupe.
En l’espace de 10 minutes Bwa Bandé en encalminé à la côte et pointe en 12 ème position en face de Petite Anse.
Plage Leroux, le vent remonte fort et tous les canots reprennent de la vitesse. L’option au ras de la côte s’avère payante pour Bwa Bandé car ils repartent avant tout le monde et passe en 1ère position. Moment historique du tour de Guadeloupe 2007. Nous sommes à quelques centaines de mètres du bourg de Deshaies.

Ils seront restés 2 minutes en tête pour être à 11h27 en 6ème position et c’est alors Loic de Vieux-Fort, le plus jeune barreur de la flotte, qui mène la troupe.
Thierry : « la flotte est encalminée grâââve ».
Mais ça redémarre à la côte et Claude Thelier passe en tête suivi de Bwa Bandé.
Thelier s’arrête, Bwa Bandé continue sur son erre et c’est à Abel Magloire de Deshaies qui chez lui est devant.
Bwa Bandé a du mal à passer la falaise au nord de Deshaies, Magloire est parti le premier dans le vent frais, Thélier s’échappe aussi. A la sortie de Deshaies c’est la baston, Bwa Bandé prend une option à la côte, au large les conditions sont difficiles, certains canots virent et rejoignent Bwa Bandé.

C’est alors que les chosent se gâtent, au même moment que Koté T’Chalus, Bwa Bandé coule devant l’îlet Kahouane.
Nous devons alors nous éloigner de la course pour contourner l’îlet Kahouane et ne pas gèner la flotte. Nous ne reverrons l’équipe qu’à l’arrivée et pour le moins en retard.

Et pour cause, ils ont craqués au physique dans cette mer formée, un grain leur aura été fatal. Après avoir coulé 3 ou 4 fois encore, ils arrivent au port de Sainte-Rose mais devant une ligne. C’est la règle, 1 heure après l’arrivée du premier, Fouté Fé de Thélier, suivi par Jean Forbin sur Ti Bred’la et Calin du Matin d’Alain Dabriou.
Nous retrouvons notre équipage épuisé, forcément déçu d’être arrivé hors temps. Mais ils feront mieux demain.
Et pour mettre du baume au cœur de tout le monde, une bonne nouvelle : notre remorque est restée aux Saintes. Pas le temps de s’endormir, c’est la course pour trouver une bonne âme qui peut nous dépanner pour transporter le canot à Pointe-à-Pitre, départ de la course du lendemain.

De mon coté, je pars avec Guillaume pour une petite visite aux moustiques de la rivière salée et amener le catamaran à Pointe-à-Pitre.

16 juillet 2007

En progrès

Classé dans : TGVT 2007 — giyom @ 23:00

Bon départ à nouveau pour Bwa BandéNouvelle étape en côte sous le vent entre Vieux-Habitants et Pointe-Noire. Au menu, comme la veille, un vent instable et sûrement de nouvelles surprises.

Cette fois la décision est prise de partir avec un équipage léger : Tristan évidemment, accompagné de Jimmy, Rodolphe, Karen et Anne-Isabelle. Au diable les risées que l’on sait forte au niveau de Malendure.

Départ de la plage à nouveau et malgré une position 27 pas forcément favorable mais dans un vent thermique d’ouest bien établi, Bwa Bandé prend encore un bon départ. A la bouée de dégagement, il prend une option au large qui s’avère payante.

Comme la veille un groupe s’est détaché en tête mené par Claude Thélier et Alain Dabriou mais Bwa Bandé reste dans la course. Il repique à la côte au bon moment alors qu’Orange qui l’avait suivi au large reste bloqué faute de vent. Notre canot se recale au raz de la terre devant un gros peloton de poursuivant.

A l’approche de la dernière pointe avant la baie de Malendure Bwa Bandé est bien placé mais les conditions sont difficile avec une alternance de vent thermique d’ouest et de risée de nord est qui descendent de la baie et là l’équipage joue mal le coup en tirant 2 bords « à l’envers » dans un vent des plus mous. Il laisse s’échapper une partie du groupe des poursuivants qui se scinde en 2. S’en suit dans la baie une belle bataille avec Koté T’Chalus, l’autre goyavien, Zoban de Vieux-Fort et Jeness Sentann dont cette fois Bwa Bandé sort vainqueur avec une belle avance.

Comme prévu les risées à la sortie de la baie de Malendure. Bwa Bandé dépasse Kerabon Education qui a coulé et rattrape Zémi « scotché » trop près des falaises mais il manque de coulé dans une rafale. C’est cependant sans conséquence, le canot est vidé en moins de temps qu’il ne faut pour le dire et il vole vers la ligne d’arrivée.

Arrivée à la plage CaraïbeAu prix d’une nouvelle bagarre avec Zémi dans un vent violent devant la plage Caraïbe de Pointe-Noire, Bwa Bandé termine en 14ème position. A peine mieux que la veille mais la course a cette fois été bien mieux maîtrisée et sans ce passage a vide en arrivant sur Malendure, le résultat aurait pu être bien meilleur. Mais comme on l’a déjà dit, en plaçant les « si » au bon endroit on gagnerait toutes les courses. L’étape est remporté par Calin du Matin d’Alain Dabriou, qui se refait le moral après les mésaventures de la veille, suivi de Ay Che Chey de Robert Berdier et Fouté Fé de Claude Thélier.

Le repas a été bien mérité et tout le monde se retrouve sur la plage pour le repos du guerrier. Mais de retour sur l’annexe en direction du bateau accompagnateur, oh surprise : nous voyons notre catamaran revenir du large avec la tête blanche de Jean-Michel à la barre.
« - Thierry tu avais mouillé combien de chaîne ?
- Euh, pas assez visiblement !
- Guillaume, j’espère que vous payez l’apéritif ce soir !
- Ben, je crois qu’on a pas trop le choix mais tu sais que vous êtes toujours les bienvenus à bord … surtout pour récupérer le bateau quand il est à la dérive »

15 juillet 2007

Les premiers seront les derniers

Classé dans : TGVT 2007 — giyom @ 23:00

Magnifique départ de Bwa Bandé à Rivière-SensL’étape du jour doit amener la flotte de Rivière-Sens à Vieux-Habitants. Le long de la côte sous le vent on s’attend à toutes les surprises et on ne sera pas déçu.

Bwa Bandé prend un départ magnifique et passe la bouée de dégagement en tête. On l’a dit les premiers seront les derniers, il ne conservera donc pas longtemps cette belle place. En effet, après une manœuvre de passage de bouée mal maîtrisée, il se retrouve sous le vent de la flotte et voit quasiment tous les canots le dépasser. Quelques minutes plus tard Bwa Bandé est quasiment dernier. Mais pas de panique, on sait que la côte sous le vent offrira beaucoup d’opportunité pour se rattraper.

Commence en suite pour notre canot, une partie de yoyo. Au gré des risées et des options au large ou à la côte, il remonte dans le peloton de chasse pour même en prendre la tête un moment et se retrouver aux alentours de la dixième place. Puis retombe dans les profondeurs de la flotte, « scotché » devant une falaise.

A ce moment Claude Thélier s’est échappé avec quelques poursuivants parmi lesquels Saforelle, la Lumière et Calin du Matin. Ce groupe de tête possède alors une si large avance qu’on pourrait penser qu’ils ont course gagnée.

Apéritif thématique : on refait le matchOui mais une fois encore, les premiers seront les derniers. A environ 1 mile de l’arrivée, le groupe de tête a pris une option au large et se retrouve coincé dans une bulle. Il voit toute la flotte le dépasser à la côte et c’est sans eux que va se jouer la gagne. La victoire revient à Wilbon Marcelin sur Caraïbe Import. Abel Magloire se place encore sur le podium et prend la tête du général.

Bwa Bandé à la lutte dans un peloton très resserré s’adjuge la 15ème place, résultat encourageant et qu’on n’aurait pas espéré à certain moment de la course.

A l’accueil chaleureux sur la plage Simao de Vieux-Habitants, suit une après-midi de repos sur le catamaran, un apéritif où l’on retrouve l’équipage Orange de Philippe Quéré pour refaire mainte fois la course que chacun aurait pu au moins gagné trois fois à l’aide de quelques “si”. On prolonge encore autour d’une bonne plâtré de riz. Des petits moments de bonheur en somme et une bonne nuit pour reprendre des forces.

14 juillet 2007

Première étape : Premier …

Classé dans : TGVT 2007 — giyom @ 23:00

Préparation du départ aux Saintes… à la plage. Départ des Saintes pour Rivière Sens. A peine le temps de récupérer le matériel sur la plage après le départ du canot et de grimper sur le catamaran pour foncer sur la ligne de départ que la course est partie.

« Mais où sont-ils ? Je ne vois pas leur voile. » Effectivement on ne risque pas de voir leur voile, elle est déjà enroulé autour de la baume et le canot pris en remorque par une bateau assistance. « La carlingue de pied de mat a cassé, on file à la plage pour réparer. »

Au vue de l’étendue des dégâts impossible de reprendre le départ. Direction le chantier Foy pour refaire une nouvelle carlingue. Celle de la veille n’était pas assez solide, elle avait pourtant fière allure hier au soir.

Nous voilà donc le canot en remorque en route pour l’anse Marigot où se trouve le chantier Foy. L’anse Marigot est un magnifique mouillage et en toute autre circonstance, on se serait délecté de passer l’après-midi là. Mais aujourd’hui pas question, ni de sieste, ni de flanerie en palme masque et tuba autour des rochers. Non, il faut trouver une solution pour réparer cette satanée carlingue et qu’elle soit plus solide cette fois-ci.

Remorquage du Canot dans la baie des SaintesAlain nous sort un beau bloc de bois brut. Plus question de collage et d’assemblage de bois. Nous taillons la pièce dans la masse.
4 heures de travail entre la nouvelle carlingue, quelques couches d’epoxy pour réparer les fissures dans les bordées causées par le mat et tout le monde souffle, Alain, heureux de pouvoir rentrer chez lui et l’équipage assuré de pouvoir reprendre le départ le lendemain.

Direction Rivière-Sens, 2 heures de navigation le canot en remorque du catamaran. Juste le temps d’assister un hobbie-cat en perdition devant le phare de Vieux-Fort, ils avaient un flotteur plein d’eau et ne parvenait pas à redresser l’embarcation, et nous voilà au mouillage de Rivière-Sens.

Il est 18h, plus grand monde sur la plage, les canots sont prêts à passer une bonne nuit. Myriam et Karen nous quitte pour l’enterrement de vie de jeune fille de Valérie pendant que nous retrouvons Jean-Michel sur Kalalou qui suit la course également et racontons nos malheurs autour d’un ti-punch. Lui nous raconte la course que nous n’avons pas vu : victoire de Claude Thélier devant Jean Forbin et Abel Magloire.
Après un bon repas, nous ne nous attardons pas, course du lendemain oblige.

13 juillet 2007

Départ pour les Saintes

Classé dans : TGVT 2007 — giyom @ 23:00

Mats et guilles sur le catamaranIl sera dit que le vendredi 13 ne nous portera pas vraiment chance. La mission du jour était pourtant bien claire. Tristan descend aux Saintes à 12h, réception le canot et assiste à sa jauge. Aniza et Guillaume se chargent des courses le matin et se retrouvent chez Sparkling Charter pour la prise en main du catamaran accompagnateur, Pascal, Pierre et Myriam les rejoignent à 15h pour un départ immédiat du bateau vers Goyave où on doit récupérer les derniers équipier,  Karen, Hervé, Jimmy et Rodolphe à la base Voile 44, de là départ pour les Saintes et retrouvaille avec Tristan et notre canot.

Coup de fil de Tristan à 13h : J’arrive aux Saintes, beau temps, mer belle. Ok nous on a fini les courses, on charge le bateau et on part pour Goyave avec toute la troupe.

Jusqu’ici un plan qui se déroule sans accroc.

Arrivée à Goyave à 16h30, Hervé et Karen sont bien là mais aucune trace de Jimmy et Rodolphe. La base de voile est fermée. On fait le tour du bourg à leur recherche, en vain.

Retour à Voile 44, le voisin nous dit que tout le monde est parti en hobbie cat depuis midi et effectivement on voit arriver au loin 3 ou 4 spi.

Et voilà nos gaillards qui reviennent d’une après-midi à Petit-Havre et Hobby Cat. Il range leur catamaran en quatrième vitesse et nous voilà parti pour les Saintes.

 « Guillaume, il fait combien de large le cata ? 8m, pourquoi Jimmy tu veux prendre la passe sud.Jimmy et Rodolphe sur le catamaran, hilares comme toujours Ti male, ou sav Goyav c kaz an mwen, j’y passe tout les jours avec le Jod. » Plus loin, « ou vwè sa ti male ni dé cata ki ka pase la ! »

Entre temps nouveau coup de fil de Tristan : « les jaugeurs ont remesuré notre mat, il fait 6 cm de plus que la limite. Je dois le couper et refaire une carlingue plus haute, elle est 8 cm en dessous de la limite. Je file à l’atelier chez Alain Foy. »

On aurait souhaité plus serein comme préparation de course mais en fin de soirée le mat est coupé, la nouvelle carlingue à poste et tout le monde se retrouve sur le bateau accompagnateur. Un dernier briefing pour décider de l’équipage du lendemain et on est paré pour le course.

10 juillet 2007

Dernier entraînement avant le tour

Classé dans : Général — giyom @ 23:28

Dimanche 8 juillet, suite à la sympathique invitation de l’équipage pour un entraînement à Vieux-Fort au mois de juin, nous avions décidé d’inviter à notre tour les équipages vieux-fortins à Goyave. Pour notre plus grand plaisir se joignent également à nous les filles de Ti Bijou et Koté T’Chalus l’autre canot goyavien de Jean-Marc.

Fin d'entraînement à GoyaveAu programme 3 courses autour d’un parcours banane dans le lagon de Goyave suivi d’un bon repas dans les locaux de la base de voile de Goyave généreusement mis à notre disposition par Voile 44.

Rendez-vous était donné à 8h30 mais ce n’est qu’à 10h qu’arrive le dernier équipage Zoban suite à un léger problème d’embrayage - eh oui monsieur l’embrayage avait décidé que tirer un canot un dimanche matin à 7h3O, ce n’était pas un traitement humain.

Qu’à cela ne tienne, une demi-heure après, un cours briefing de Jimmy pour expliquer les procédures de départ et tous les équipage sont sur l’eau. Un régal pour tout le monde malgré quelques soucis matériels pour Caret La et Koté T’Chalus. Des conditions idéales : beau temps, 12 à 15 noeuds de vents et les eaux plates du lagon.

Peu importe les résultats si ce n’est qu’on pourra souligner les 2 victoires en 3 courses de Sablé Yo, le tout nouveau canot de Loïc. Chacun a pu parfaire ses réglages et sera fin prêt pour le début du tour de Guadeloupe.

Tout le monde a également pu se régaler de la cuisine de Pascal, court-bouillon de poisson, dombré de crabe et un délicieux colombo, le tout dans une ambiance des plus conviviales.

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